CARNET DE BORD

Vous trouverez ici mon carnet de bord photographique de la situation due au COVID 19 dans la ville de Rodez. Vivant au coeur de la ville je vais illustrer jour après jour ce que je vois lors de micro sorties quotidiennes. Devant faire les courses pour mes parents j’aurais l’occasion de sortir de la ville en voiture tous les 3-4 jours et de prendre quelques images en route.

– Jour 1 – Dimanche 15 Mars 2020 –

Alors que le premier tour des élections municipales était maintenu, dans le respect des nouvelles normes d’hygiène, l’ambiance à l’extérieur était plutôt détendue.

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– Jour 2 – Lundi 16 Mars 2020 –

Dernière journée avant un confinement plus strict des Français, le bureau de poste de Rodez voit son affluence augmenter en ce jour spécial.

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– Jour 3 – Mardi 17 Mars 2020 –

Pour la dernière matinée avant confinement, les tabacs et pharmacies sont pris d’assaut, dans le calme et la distance règlementaire. Le petit garçon et son chat dans sa boite de transport vont devoir suivre maman chez leur grand-mère.

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– Jour 4 – Mercredi 18 Mars 2020 –

Petite sortie autour de mon appartement aujourd’hui, la majorité des Ruthénois semblent suivre les nouvelles règles, certains magasins vident leur vitrine et les masques sont de sortie.

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– Jour 5 – Jeudi 19 Mars 2020 –

Aujourd’hui, sortie autorisée pour aller faire les courses pour mes parents, l’occasion de sortir du centre ville et de faire un passage dans leur quartier. Certains travaillent encore sur les chantiers. Si ça continue comme ça, tout ira bien.

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– Jour 6 – Vendredi 20 Mars 2020 –

Pas de sortie aujourd’hui, posté à mon balcon ce matin, j’ai profité du café au soleil pour attraper des passants dans mon objectif. Ensuite c’est à travers mes fenêtres que j’ai continué à scruter de temps en temps. Encore une journée ensoleillée, la vitamine D est essentielle en ces temps de confinement.

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– Jour 7 – Samedi 21 Mars 2020 –

Quelques interactions très amicales aujourd’hui avec mes sujets photographique pris sur le vif, les liens ne sont plus les mêmes, le sourire a de plus en plus d’importance. L’empathie et le soutien mutuel s’installent, pour le bien de tous. Un reboot pour revenir à plus d’essentiel, de sensé ainsi que plus de résilience dans nos vies.

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– Jour 8 – Dimanche 22 Mars 2020 –

Devant ravitailler mes parents en denrées fraiches, j’ai pu prendre la voiture ce matin. Comme une permission, l’occasion d’observer le calme ambiant, de s’y fondre. Comme je m’y attendais, peu de monde était présent au super marché en ce dimanche matin. Il n’y avait plus d’oeufs en rayon, le beurre et la farine manquaient en raison d’actes non citoyen d’achat en gros.  (voir le coffre ouvert dans le rétroviseur en photo dans la galerie ci dessous )

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– Jour 9 – Lundi 23 Mars 2020 –

Le soleil s’est caché peu à peu tout au long de la journée, je ne suis sorti que pour poster une lettre et me dégourdir les jambes. Ce matin j’ai pu profiter d’un café au soleil sur la coursive menant à mon appartement, l’occasion de parler avec mes voisines, de loin. J’ai pris les quelques minutes de sortie pour m’exercer les yeux autour de mon appartement.

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– Jour 10 – Mardi 24 Mars 2020 –

Petite journée en photo, je ne suis sorti qu’en fin d’après midi pour profiter de la belle lumière du soleil couchant. J’aime bien ce calme, en espérant que beaucoup en profiteront pour se connecter à leur fort intérieur. Une pause introspective pour certains, détestable pour d’autres. Ici tout va bien.

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– Jour 11 – Mercredi 25 Mars 2020 –

J’ai eu l’occasion de sortir en voiture pour faire les courses de produits frais pour mes parents, l’occasion donc de prendre mon appareil photo avec moi et d’abord de shooter directement de la voiture, voir la joggeuse.  Puis vient la rencontre de Fabrice, auto entrepreneur dans le bâtiment et intérimaire. Il était en colère de savoir que les stocks de masques des enseignes de bricolage aux alentours de la ville n’avaient toujours pas été réquisitionnés.

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– Jour 12 – Jeudi 26 Mars 2020 –

Il faisait froid dehors aujourd’hui, j’ai passé une bonne partie de la journée à jouer en ligne avec des amis et n’ai pas vu le temps passer. En fin d’après midi, le soleil vient me faire un dernier clin d’oeil entre deux bâtiments. J’ai utilisé cette lumière pour faire un auto-portrait. Ensuite je suis allé me dégourdir les jambes du côté de la place d’armes pour figer ces images d’une ville à l’arrêt ou presque.

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– Jour 13 – Vendredi 27 Mars 2020 –

Les jours se ressemblent un peu, j’en ai l’habitude en hiver mais au printemps, moins. Mon escapade presque quotidienne dans les rues aux alentours de l’appartement est toujours un moment spécial dans la journée, comme une bouffée d’air frais en pleine canicule. Mes micros aventures photographiques me donnent le sentiment d’utilité. Comme une mission pour l’histoire, même si ce ne sont que des photos des rues de la ville, j’y vois un témoignage essentiel.

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– Jour 14 – Samedi 28 Mars 2020 –

Le beau temps est de retour avec des températures clémentes, assez pour prendre mon petit déjeuner en extérieur, puis petit tour en ville pour mon heure de permission quotidienne, quelques scènes de vie ici et là, comme ce monsieur qui entretien son mini jardin à la française en coeur de ville, où ce père profitant de prendre l’air avec son fils. 

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– Jour 15 – Dimanche 29 Mars 2020 –

Dimanche, on perds petit à petit la notion des jours. Je dis “on” car je sais ne pas être le seul dans ce cas. Ce matin, une amie croisée au supermarché s’est étonnée de se rendre compte qu’on était bien “Dimanche”. L’occasion de voir aussi que nous nous adaptons aux circonstances qui nous dépassent, en s’immergeant au fil des semaines dans cette vie au ralenti. Vie garantie par les employés de l’entière chaine de distribution alimentaire et toutes les personnes assurant l’accès aux services essentiels, que je ne manque jamais de remercier.

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– Jour 16 – Lundi 30 Mars 2020 –

J’ai l’impression de prendre les gens en photo de plus en plus loin, la distanciation sociale décrit bien la situation. Loin de mes sujets, je les intègre dans mes compostions comme un rapport d’échelle. Des petites silhouettes dans leur environnement urbain qui semble s’agrandir à mesure que les rues se vident. 

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– Jour 17 – Mardi 31 Mars 2020 –

Petit tour en ville ce matin, le nombre de personnes autorisées à l’intérieur des magasins est réglementé depuis le début du confinement, le port du masque se généralise. Les températures sont à la baisse pendant les esprits s’échauffent sur les réseaux. Pour ma part j’essaye de rester focus sur mon moment présent, notamment grâce à ce travail photographique qui me permet de rester dans “le faire”. Acteur et spectateur.

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– Jour 18 – Mercredi 1er Avril 2020 –

Peu de blagues aujourd’hui, pourtant c’est le jour, mais moins de circonstance. De mon côté c’était le jour des courses. En voiture j’ai shooté les passants (cascade réalisée par un professionnel, à ne pas reproduire chez vous) une technique que j’affectionne depuis mon retour du Japon. Une façon de figer ces gens en mouvement, à l’instinct. Les supermarchés s’organisent du mieux qu’ils peuvent.

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– Jour 19 – Jeudi 2 Avril 2020 –

Une heure par jour, les nouvelles attestations font mention de l’heure de sortie, à présent, c’est réglementé. Mon corps me faisant remarquer qu’il manque d’exercice, j’ai pris la totalité de mon temps autorisé. En début d’après midi je suis parti vers le quartier dit de “la boule d’or” histoire de descendre sur les flancs de la colline pour remonter ensuite par les escaliers “du CEDEC “. Un quartier cher à mon adolescence.

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– Jour 20 – Vendredi 3 Avril 2020 –

Mes sorties quotidiennes confirment et renforcent mon attachement pour cette ville. Un sentiment d’appartenance, inextricable. J’aime cette ville et le bien vivre qui va avec. Il faut sûrement être né ici pour comprendre. Il faut probablement vivre assez longtemps dans un lieu pour appréhender ce phénomène d’appartenance à une terre. Aujourd’hui j’ai choisi de promener mes yeux vers la rue Béteille et ses rues adjacentes.

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– Jour 21 – Samedi 4 Avril 2020 –

Jour de course et de shooting à l’instinct sur le chemin. Mon père m’a fait la surprise de faire sortir ma chienne, actuellement en pension chez eux. Elle est bien mieux dans la maison de mes parents que dans mon petit chez moi de 40 M2. Aveugle et vieillissante, c’est toujours avec beaucoup d’émotion que je capture son image. Ensuite mon père m’a fait voir ses exploits sur leur tablette, des selfies effet kaléidoscope et miroir à envoyer à son petit fils, mon neveu, pour son plus grand bonheur.

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– Jour 22 – Dimanche 5 Avril 2020 –

Malgré ce que je peux lire ou entendre ici et là, le confinement est majoritairement suivi par les ruthénois. Isoler des silhouettes solitaire dans un espace urbain étant une des pratiques les plus fréquentes dans mon travail, les circonstances me facilite presque la tâche. Il est monnaie courante aujourd’hui de nous observer marcher seul, à distance, à la recherche d’un air empli de besoin d’espace et de liberté.

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